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 « So sorry, baby... »

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MessageSujet: « So sorry, baby... » Mer 18 Juin - 21:29


So sorry, baby...

Oh non…il m’a vu. Ils m’ont vus. Je ne pensais pas que ça se finît comme ça…mes amies, elles, lui…et moi, toute honteuse. Je savais depuis le début que mon comportement fût limite, voire pas rédhibitoire, mais je ne pouvais pas faire autrement ! Je suis nouvelle depuis cette année ici, je ne peux pas faire un pas de travers ! Je n’ai pas quitté Bulsan pour me refaire une répute qui craint à Séoul… J’avais besoin de me reconstruire, de tout reprendre à zéro, et je savais que le revoir ici me compromettrait un jour ou l’autre. Si tout le monde apprenait que j’ai fait un petit séjour à l’hôpital psychiatrique, pour n’importe quelle raison, c’en serait fini de moi…les gens ont l’esprit trop étroit sur le sujet. Ils pensent tous que les gens qui y sont ont un grain, sont des monstres qu’on isole avant qu’ils tuent les gens, et j’en passe. Soyons réaliste, personne n’a la maturité d’esprit de concevoir que les hôpitaux psychiatriques soignent des gens normaux, à qui on a délibérément fait du mal et qui n‘arrivent plus à avancer dans la vie à cause de ça. Je sais très bien que Yoon Shik est gentil, adorable et aimant, mais le fréquenter est juste impossible…lui, tout le monde se doute qu’il a quelque chose, si je le connais on va se poser trop de questions sur moi, et je ne veux pas de ça. Je veux qu’on m’accepte, comme la fille que j’ai toujours été sans séjour à l’hôpital, sans séropositivité.

Comme je le comprends…je sais qu’être évité par ses meilleurs amis est dur, je l’ai appris à mes dépends quand la nouvelle de ma séropositivité s’est propagée à l’université de Bulsan. Mais contrairement à ces connes et à ces cons, moi je n’ai pas peur de lui…je l’aime beaucoup, depuis toujours, mais jusque là je ne voyais pas comment faire… A l’heure actuelle, il doit me détester, et pas que Shik, ce qui me blesse…Shik je le conçois, mais pas mon Yoonie, non…il faut vraiment que je répare les dégâts. Pas que ce qu’il s’est passé mardi, mais pour depuis le début de l’année. Pour une fois, je l’admets, je me suis vraiment comportée comme une pute avec lui…ce qu’il ne mérite pas. Il ne doit pas avoir beaucoup d’amis en plus, ce qui me fait encore plus culpabiliser…je devrais être là, à ses côtés, mais au lieu de ça je le fuis et pire, je me moque de lui derrière son dos…oui, parce que rire de lui ne date de mardi, j’ai vraiment dit du sale sur lui. Oui, je le regrette…quand je me suis endormie sur mon oreille ce jour-là, j’ai rêvé de nous. C’était bizarre, mais j’ai rêvé que je faisais l’amour avec lui dans de l’eau…ouh que c’est romantique. Je ne suis pas experte en interprétation de rêves, mais je dirais que ça traduit une sorte de désir de se repentir avec l’eau, et aussi le fait qu’il me manque affectivement…parce que oui, quand on couchait, c’était pour renforcer notre amitié. Du moins, c’est comme ça que je le vivais…

Heureusement que j’ai gardé son numéro, je n’ai pas été conne jusqu’au bout. Après avoir cogité pendant une bonne semaine, j’ai enfin pris mon courage et mes couilles pour m’excuser. Je lui ai écris un roman, et dans ce roman je lui ai donné rendez-vous. C’était très dur, je l’ai fait à 1h du matin tellement je flippais de lui écrire…à 1h du matin, je m’y suis enfin décidée, en me rendant compte qu’à cette heure-ci je ne craignais pas de réponse agressive et négative, étant donné que tout étudiant sportif doit roupiller depuis 22h. Je lui ai donc proposé de se voir après ses cours, du moins après son entraînement, à 18h30. Je m’étais dit qu’après avoir bien transpiré, si je tombe sur Shik, il ne me ferait pas de mal…et c’était plus simple, je trouve. Je finissais à 14h, ce qui me permettait de me vider la tête dans ma macroéconomie avant de le voir. Il m’a envoyé un autre message dans la journée, mais je n’ai pas osé l’ouvrir…tant pis si il n’a pas envie de me voir, je l’attends quand même.

Je lui ai dis près des fontaines, mais j’ai changé d’option. Je ne le lui ai pas dit. Pas la force, pas le courage. Mais finalement j’ai préféré l’attendre après son cours. Me rendant au gymnase qui se trouve derrière les bâtiments d'enseignement, du haut des gradins où on pouvait les voir s’exercer. Je me suis casée là, tout en haut au dernier rang, mon sac en cuir noir sur les genoux. Je portais une veste militaire par-dessus un débardeur blanc avec des écritures noires, un mini-short délavé couleur pastel et des converses fushia et blanches, les cheveux détachées, avec mes habituels bracelets fluos aux poignets, et un maquillage rosé. Le voir me contracter le ventre d’angoisse, mais le regarder me confortait un minimum…c’est peut-être cliché, mais c’est si beau un homme qui fait du sport…et d’où il est, il ne devait pas me voir. Il faut le dire, je flippe de me retrouver en face de lui, même si c'est moi qui ait fait la démarche...je sais que trop bien à quel point il est fragile, et je sais aussi que trop bien de quoi il est capable.

Et mince…je crois qu’il m’a vu. J’ai fait semblant de chercher un truc dans mon sac pour ne pas croiser son regard…putain, ça fait pitié comment j’assume pas de le revoir. Pour me calmer, j’ai finalement extirpé un élastique noir avec lequel je m’attache les cheveux en queue de cheval. Je n’en peux plus, je vais mourir avant de lui parler, vivement que ça se finit… Youhou, l’arbitre siffle la fin de la partie ! Enfin ! Je peux aller faire  mon devoir ! Quelques étirements, et ça y est, les gars commencent à filer aux vestiaires. Je me lève et je fais pareil. Sauf que moi j’attends à l’extérieur. Je l’attends. Un mec sort, il me sourit, je lui souris, deux autres sortent, même scène, puis je regarde mon fond d’écran pour ne pas tous me les taper. Yoon Shik. C’est lui ma priorité. Finissant de zieuter mes tweets, je commençais à trouver le temps long…il n’en sort pas. Je pose le portable contre mon cœur. J’ai un mauvais pressentiment…il m’a vraiment vue, ce n’est pas possible…oh j’espère que c’est Yoon qui est là, pas Shik, surtout pas Shik… Ils sont tous sortis. Mais pas eux. Tant pis, j’entre.

Il est là…il est réellement là…je n’ose pas faire un pas de plus. Je suis à l’intérieure, près de la porte. Je ne saurai pas dire lequel des deux est présent dans son esprit, mais rien que le voir, là comme ça…non, je ne peux pas, je suis obligée de regarder ailleurs. Je m’en gratte les cheveux, de gêne. « Euh salut…ça fait longtemps, hein ? Désolé, j’ai oublié de te prévenir… » Ma voix est mal assurée, je fais trop pitié…mais je continue, parce que je suis en mode maso là. « Je voulais te voir pour m’excuser l’autre jour… » Je lève enfin les yeux sur lui. « Tu m’écoutes ? » Oui, parce que me sens un peu seule à parler. M’avancer ? Non, surtout pas, pas pour le moment. On a des distances raisonnables pour le moment…

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MessageSujet: Re: « So sorry, baby... » Lun 21 Juil - 23:44

drink to the health of the past...
feat.Soso ♥

Se battre, encore et toujours. Etudier, encore et toujours. Survivre, encore et toujours. Tout ça, aujourd’hui et à jamais. Mon quotidien marqué de fer rouge semblable à une cicatrice indélébile,  identique chaque jour, chaque nuit et à chacun des levés de soleils, j’espère, désespérément, que tout change. Le quotidien a le don de m’ennuyer fortement, m’effrayant sans cesse par sa dureté, par les tâches m’étant confiées depuis bien des années. Je rêve de liberté, vivre au jour le jour, sans besoin d’espérer. Ne rien prévoir, laisser simplement la vie vous surprendre, c’est ça, la véritable définition de « vivre ». Cette vie répétitive ne m’est pas destinée. Trop simple. Trop oppressante. Désireux de liberté,  découvertes aussi infâmes qu’inoubliables, je suis un aventurier. Espérance est un mot qui me scie comme aucuns autres. Un aventurier qui n’a de cesse d’espérer un lendemain meilleur que la veille. Une aurore plus magique qu’hier, duquel nous pouvons observer une intensité étincelante. Un éclat de toute beauté. Je ne sais pourquoi en regardant le soleil se lever, observant ses rayons enlacer notre terre, je rêve d’un avenir différent. Je rêve que tout redevienne comme avant.
Avant…

Mes lunettes de soleil sur le nez, cachant mes yeux blessés par les pleurs du peu d’heures de sommeil que j’ai pu m’offrir, j’observe à travers mes verres noirs cette chose frêle se faisant appeler "professeur". Au milieu de ceux qui me regarde de travers, pour certains. Je suis peu loquace, sombre et mystérieux à ce qu’on dit. Et eux. Ceux qui ne sauront jamais ce que je dois endurer, chaque jour. Fils de riches aux vies toutes tracées du rendez-vous chez le coiffeur, en passant par l’orientation, sans oublier le choix de partenaire. Une vie de débauche les attends pour certains tandis que d’autres, s’abandonnent à une activité ludique, retirant tout stress : le sport. Eux, penses que je suis fou, timbré, perché. Tant mieux. C’est tellement plus pratique ainsi, sauf vis-à-vis d’elle. Soso, mon amie. Elle qui a su me donner un semblant de bonheur et d’espoir, de véritable espoir avant de s’envoler, me laissant derrière, brisé, m’insultant, brisé, un peu plus à chacun de ses mots. Que pourrais-je m’imaginer d’autre mise à part cela ? Elle est une jeune fille prête à vivre, à s’amuser. Que ferait-elle d’un tueur ? Un homme se faisant passer pour ce qu’il n’est pas. Tch. Pathétique. Quant aux cours, inutile de préciser que c’est sans doute aucun, une des rares choses qui me permettent de garder pieds à terre, m’éloignant de la folie, cette folie bien réelle, me guettant un peu plus à chaque fois. Courir sans s’arrêter avant de tirer à l’arc au centre de la cible de paille. Un entraînement comme un autre, plus divertissant, si je puis dire.

Quelques tours de terrain sous une chaleur plombante avant que je ne l’aperçoive, bien que sachant qu’on devait se retrouver, je n’aurais jamais pensé qu’elle viendrait si près de moi, dans les gradins. Trop près. J’arque un sourcil alors qu’elle n’ose pas soutenir mon regard, même de si loin, même mes rétines face au soleil. Pourquoi est-elle venue si elle ne veut même pas croiser ce qu’elle a laissé derrière elle ? Je suis seul et le resterais, probablement. Mon psy dit que c’est pour moi, une échappatoire aux problèmes, une garantie de ne pas souffrir et d’éviter tout contact pouvant me donner un semblant d’humanité, me prouver que je pouvais continuer à vivre. Je pense que mon psy est un abruti. Une courge pas finit. M’aider. M’aider, semblerait-t-il. L’être humain, en plus d’être profondément stupide, a le don de se montrer contradictoire envers toutes choses. Ma simple présence inspire le crainte et le silence, comme si je n’étais qu’un animal sauvage et le silence. Mon nom tinte aux tympans d’autrui comme la fin d’un commencement aux sourires doux et angéliques, faisant trembler les plus téméraires. Démon. Je ne veux pas me faire aider, je ne le désire pas, ne le mérite pas alors pourquoi, certains souhaiterez le faire ? Pour le simple fait d’avoir bonne conscience ? Ils désirent si ardemment perdre leur temps en compagnie d’un raté ? Sans doute. Car derrière cet homme au cœur de glace, sans peurs ni reproches, un homme à l’ardeur bestial, se cache ce que je suis vraiment. J’ai peur. Peur d’une chose que j’ignore. Ce qui m’est ennemie n’apparaît pas à mes yeux, sauf mon avenir pitoyable. Avenir…filature, soirées sanglantes, coups, putes et mort, c’est cela mon avenir. De l’argent facile, du sang sur mes mains, des femmes à mes pieds. Rien de très glorieux en comparaison de ma chère et tendre petite sœur. Pour sûr que l’injustice est présente. Tout comme la dégénérescence venant envahir notre espoir. Injustice et décadence, notre monde ne régit que sur certaines règles que, pourtant, la bienséance n’accepte pas. C’est notre terre. Notre terre que bon nombre de ses enfants ne peuvent comprendre. Tout comme les Hommes. Insectes rampants à aux pieds des puissants comme de vulgaires chenilles. Je rie à gorge déployée en observant leurs imbécillités.

Et enfin, tout ce termine. Il est temps de rentrer aux vestiaires. Pas que je n’aime pas le sport mais la soirée fut mouvementée, entre un coup dans l’abdomen et un couteau effleurant mon arcade sourcilière alors que je lisais son message. En toute franchise, c’est sa faute si je me présente blessé en cours, aujourd’hui. Je suis mauvais mais elle aime tant ça, sinon, pourquoi serait-elle revenue vers moi ? Alors que je range mes quelques affaires, tous partent, certain en me parlant, me proposant un verre, d’autres en évitant soigneusement mon regard. Pff. Ça ouvre la gueule devant des filles mais ils n’ont rien entre les jambes…moi non plus, je pense. C’est pour cette raison que je reste assis là, le regard rivé vers l’écran de mon téléphone. A présent seul, j’entends des bruits de pas, puis une porte claquer doucement. Si je ne bouge pas, peut-être partira-t-elle  « Euh salut…ça fait longtemps, hein ? Désolé, j’ai oublié de te prévenir… » Hé merde ! « Je voulais te voir pour m’excuser l’autre jour…» Un sourire sarcastique se peint se mes lèvres, restant pourtant plus que silencieux « Tu m’écoutes ? ». Je ne fais que ça, garce ! Serrant mon téléphone, je le range avant de le briser de mes mains, m’approchant d’elle lentement, laissant mes yeux vaquer autre part.

C’est une fois à une hauteur suffisante que je l’attrape, la coinçant entre mon corps et la porte derrière son dos « T’excuser ? Quelle délicate attention. Tu en avais marre de te foutre de moi alors tu t’es dit que ça serait cool de venir me parler en face à face ? » Je crache au sol, puis me détourne d’elle, sachant que mon hargne ne devait pas être et seulement dû à un sentiment que je ne pouvais pas définir. Ma première amie, je crois. Bien vite, je laisse tomber à terre mes fringues, dirigeant mes pas vers les douches pour rincer mon corps endoloris par l’effort. L’eau perlant sur mes muscles savait me détendre comme aucunes autres choses que l’on pourrait me prodiguer et, c’est serviette entourant ma taille que je grogne à sa vue « Encore là ? Tu veux quoi ? Un autographe ?! Je pensais que tu allais partir. Toi, la jeune fille populaire qui a oublié ou elle était partie, il y a encore peu de temps. Toi, la belle qui se pavane oubliant ceux qui l’ont aidé. Tu veux que je te dise ? Tu n’es qu’une ingrate ! » Lâchant la serviette, je la laisse tomber sur le sol de béton dur, m’approchant de cette soi-disant amie « Pourquoi revenir ? Pourquoi ce sms si pitoyable ? Et comment se fait-il que tu n’es même pas pu me regarder en face quand nos regards auraient pu se croiser, tout à l’heure, sur le stade ? » Humant son odeur, mon sourire devint plus carnassier « Aurais-tu peur de moi ? » Sans doute. Pourtant, elle ne devrait pas. Baby, dis-moi que tout ça est rattrapable. Dis le-moi. Pourquoi devrais-je te mentir ? Shik….Yoon….ne sont que de vulgaires inventions alors que tu mérites la vérité. Cette vérité que je crains de te dire. Pourtant, je reprends dans une rage toujours plus féroce « Tu aurais mérité la vérité, c’est en tout cas ce que je pensais mais je me rends compte que tu ne vaux pas mieux que les autres ! » Sur ces mots, ma main s’élève, effleurant l’air, s’abattant sur sa joue dans une claque autant sonore que douloureuse, bien vite suivit d’un geste de culpabilité, je l’attire contre moi, l’entourant de mes bras « Tu m’as manqué… sale teigne !»


« Je suis l'Empire à la fin de la décadence, - Qui regarde passer les grands Barbares blancs - En composant des acrostiches indolents - D'un style d'or où la langueur du soleil danse.» ► VERLAINE
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